Attributions causales et de responsabilité

Il en faut peu pour être heureux

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On doit cette expérience, datant de 1988, à Stack, Martin et stepper.

Les auteurs proposent à leurs sujets de visionner un dessin animé.

Les sujets sont divisés en deux groupes. La moitié des sujets devaient visionner le film avec un crayon entre les dents (ce qui fait appel à des muscles du sourire) tandis que l'autre moitié, le tenait entre les lèvres (ce qui active des muscles incompatibles avec le sourire).

groupe     groupe

Groupe 1

Crayon entre les dents activant les muscles du sourire

   

Groupe 2

Crayon entre les lèvres n'activant pas les muscles du sourire

Les chercheurs montrent que les sujets du premier groupe jugent le dessin animé plus drôle que les sujets du second groupe.

En fait, le sujet commence à interroger la situation pour expliquer sa conduite et si il ne trouve pas d'explication de son action dans la situation, il attribuera sa conduite à lui-même (ses attitudes, ses motivations ou opinions).

Pour ce qui relève ici d'une situation, les sujets privilégient des facteurs explicatifs dispositionnels.

Stack, F., Martin, L.L. & Stepper, S. (1988). Inhibiting and facilitating conditions of the human smile: A nonobstructive test of the facial feedback hypothesis. Journal of Personality and Social Psychology, Volume 54(5), May 1988, p 768-777