Attributions causales et de responsabilité

Rancune délétère

Publié dans Attributions causales et de responsabilité

On doit cette expérience, datant de 2001, à Witvliet et al.

Dans un premier temps, on demandait aux sujets d'imaginer qu'ils se vengeaient suite à une agression à leur encontre. Pour alimenter leur ressentiment, ils devaient songer à leurs blessures, aux douleurs subies…
 
Dans un second temps, ils étaient invités à pardonner, à se dire que l'agresseur était un être humain comme eux, avec ses difficultés. En d'autres termes, ils devaient faire preuve d'empathie.
 
Les résultats sont les suivants:
Les électrocardiogrammes et les mesures physiologiques effectués, on note que dans les deux situations les résultats sont significativement différents.
 
En effet, les émotions négatives et le ressentiment étaient corrélés à une élévation du rythme cardiaque et de la pression artérielle. A l'inverse, en état d'empathie, le stress physiologique des mêmes personnes s'abaissait instantanément. On peut donc en conclure que la rancune n'est pas bonne pour la santé.

vanOyen Witvliet C, Ludwig TE, Vander Laan KL. Granting forgiveness or harboring grudges: implications for emotion, physiology, and health. Psychol Sci. 2001 Mar;12(2):117-23.

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