Catégorisation, stéréotypes et préjugés

Les femmes, plus dures que les hommes

Publié dans Catégorisation, stéréotypes et préjugés

On doit cette expérience, datant de 1999, à Harvey et Nicholson.

 

Ces auteurs ont interrogé 1300 salariés (hommes et femmes) de divers niveaux hiérarchiques.

Ils ont proposé à leurs sujets une liste d’explications pouvant justifier une absence de courte durée (nausée, mal de tête, mal dos, mal de gorge, mal de tête, humeur dépressive, refroidissement…)

Les sujets devaient dire si, à leur yeux, ces justifications leur semblaient valables ou pas.

Les résultats sont les suivants :

Les résultats  montrent  que les salariés occupant des postes à responsabilités jugent les motifs d’absence peu acceptables. Ce premier résultat s’explique par leur responsabilité dans l’efficacité de l’organisation, compte tenue de leur fonction d’encadrement.

Mais les résultats vont également être différents selon que le sujet est un homme ou une femme. En effet, de façon inattendue, les femmes considèrent les justifications d’absences comme moins valables et légitimes comparativement à leurs homologues masculins.

Certaines études statistiques tendent à montrer que les femmes sont plus souvent absentes au travail que les hommes.
Le sens commun expliquerait sans doute cela par le fait qu’elles sont moins résistantes que les hommes, plus fragiles, plus faibles, sensibles...

Ici, on dirait plutôt que cela s’explique par le fait que les femmes sont beaucoup moins nombreuses que les hommes dans les postes à responsabilité et occupent, d’une manière générale des postes de moindre niveau hiérarchique.

J. Harvey, N. Nicholson. Minor illness as a legitimate reason for absence. Journal of Organizational Behavior. Volume 20, Issue 6, pages 979–993, November 1999

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