Croyances

Personnalité autoritaire

Publié dans Croyances

On doit cette expérience datant de 1950 à Adorno.

Adorno fonde un institut de recherche sociale aux États-Unis et va étendre la question du génocide à la réaction hostile vis-à-vis d’autres groupes. Il s’agit pour lui de saisir les contradictions de l’individu moderne et de cerner les préjugés.

Cette recherche bien connue, dure 4 ans et concerne plus de 2000 Sujets.

Pour l’auteur, une personnalité potentiellement fasciste résulte de tendances émotionnelles profondes (éducation reçue, attitudes, opinions, valeurs) et qui serait à la base d’une réceptivité, une sensibilité particulière à la propagande.

Il propose à ces sujets 4 échelles d’attitudes :

  • Échelle d’antisémitisme: Le sujet doit se positionner par rapport à des propositions antisémites ou pas

  • Échelle d’Ethnocentrisme: Mon groupe est au centre du monde ou pas. On a différentes propositions comme « la méfiance par rapport à d’autres nations » ou encore « le refus de s’identifier à l’ensemble de l’humanité »…

  • Échelle de conservatisme: Sur le plan politico-économique ; cette échelle oppose le conservatisme au libéralisme économique; cela correspond à l’axe gauche/droite classique

  • Échelle F: Sensé mesurer les tendances profondes de la personnalité. Par exemple ; la soumission ou la valorisation de l’autorité, le traditionalisme, le refus de l’introspection posé comme une faiblesse de l’individu, le rejet à l’extérieur des dangers qui nous menacent ou encore la tendance à la superstition.

On observe de façon générale des corrélations très élevées entre ces 4 échelles. Cela signifie que si vous avez un score élevé à une de ces échelles, vous allez certainement avoir des scores élevés aux autres échelles également et inversement.

Ce qui fait dire à Adorno qu’il s’agit d’ « un syndrome général d’autoritarisme ».

Après avoir réalisé des entretiens cliniques et des tests projectifs auprès de 80 sujets, Adorno propose que ce syndrome proviendrait d’une histoire familiale particulière avec une éducation stricte, morale, punitive et plus utilitariste.
Ce qui induirait chez le sujet à la fois une idéalisation de l’autorité sous toutes ces formes, mais aussi une révolte inconsciente contre cette autorité. La révolte étant impossible, elle va être détournée vers les groupes minoritaires ou faibles.

Ici, l’auteur se centre sur des facteurs personnels mais oubli les facteurs contextuels.

Adorno, T. W., Frenkel-Brunswik, E., Levinson, D. J., & Sanford, R. N. (1950). The authoritarian personality.(Studies in Prejudice). American Jewish Committee, 1950.

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