Croyances

Situation de non contrôle et recourt aux croyances

Publié dans Croyances

On doit cette expérience, datant de 1998, à Deconchy.

Deconchy se pose la question de savoir qu’est ce qui favorise le recours aux croyances. Parle-t-on plus des sujets particuliers ou plutôt des circonstances particulières.

Il imagine donc de séparer ses sujets en 2 groupes et place les sujets d’un premier groupe en situation de non contrôle cognitif :

  1. Groupe 1: Il propose d’abord aux sujets du premier groupe 8 problèmes (logique, arithmétiques…) avec des solutions pour que les sujets se sentent compétents, puis 8 autres sans solutions.
    Les sujets vont s’épuiser dans la recherche de solution avant de se résigner.
  2. Groupe 2: Il propose aux sujets du second groupe 14 problèmes avec des solutions.

Dans la seconde phase de l’expérience, il présente aux deux groupes des données étranges de prime abord :
 
« Une femme a perdue sa sœur depuis 25 ans. Lorsqu’elle la retrouve, elle n’a absolument pas changée »

L’ensemble des sujets vont devoir choisir parmi 2 explications :

  1. Une de type rationnel (gymnastique, régime, chirurgie…)
  2. Une de type croyance (envoûtement, influence des astres…)

L’auteur constate que les sujets placés préalablement en situation de non contrôle ont davantage recourt à des explications magiques.

En fait, un sujet épuisé cognitivement aurait plutôt tendance à utiliser des explications relevant de croyances (Elles demandent moins de ressources cognitives)

Les groupes de Deconchy vont être à nouveau confrontés à des problèmes de logiques (anagrammes) dans une troisième phase de l'expérience.

Paradoxalement, les sujets initialement placés en situation de non contrôle et qui ont le plus utilisés de réponses magiques dans la seconde phase, sont aussi ceux qui réussissent le mieux dans cette dernière phase de l’expérience.

Le fait d’avoir eu recourt à des croyances a permis aux personnes d’avoir à nouveau un contrôle minimum sur la situation ; ils vont être alors plus disponibles, efficaces dans la phase suivante.
Au contraire, ceux qui ont eu le moins recourt à des croyances magiques sont moins disponibles et moins reposés.

L’auteur conclu donc sur le fait qu’il s’agit moins d’un sujet en particulier que d’une situation particulière. Ici la situation de non contrôle cognitif.

Deconchy, J.P. & Hurteau, C. (1998). Non-contrôle cognitif (learned helplessness), épuisement cognitif et recours à des explications « irrationnelles ». In J.L. Beauvois, R.V. Joule & J.M. Monteil (Eds.), Perspectives cognitives et conduites sociales (vol. VI, pp. 103-126). Grenoble : Presses universitaires de Grenoble.

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