Influence, engagement et dissonance

Menace lourde et menace légère

Publié dans Influence, engagement et dissonance

On doit cette expérience datant de 1965 à Freedman.

Des enfants étaient incités de deux manières différentes par l’expérimentateur créant ainsi deux groupes à ne pas jouer avec un robot pourtant placé à sa portée.

  1. On disait au premier groupe d'enfants la chose suivante: (menace lourde) "Si tu joues avec ce robot, je serai très en colère et je serai obligé d’agir en conséquence… "

  2. On disait simplement au second groupe: (menace légère) "Ne joue pas avec ce robot, ce n’est pas bien"

Ces « menaces » énoncées, l’expérimentateur s’absentait pendant cinq minutes de la pièce en s’assurant par une vitre sans teint que les enfants respectaient la consigne ; ce qui fut le cas pour les deux groupes.

Trois semaines plus tard, les enfants avaient à nouveau la possibilité de jouer avec les différents jouets dont le fameux robot.
Les expérimentateurs prennent toutes les précautions pour que les enfants ne fassent pas de rapprochement entre cette seconde phase de l’expérience et la première.

Freedman constate que les enfants ayant subi une faible menace lors de la première phase étaient en moyenne deux fois moins nombreux (29 %) que les autres (67 %) à jouer avec le robot.

On peut voir que l’importance de la menace n’affecte pas la soumission des enfants.
Le second énoncé ressemble, en fait, peu à une menace et pourtant l’enfant semble avoir intériorisé le désir de l’expérimentateur  et continu de se conformer à ses attentes.

Freedman, J.L. Long-term behavioral effects of cognitive dissonance. Journal of Experimental Social Psychology, 1965, 1, 145-155

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