Influence, engagement et dissonance

Effet de la menace

Publié dans Influence, engagement et dissonance

On doit cette expérience datant de 1973 à Lepper.

 

 

Le principe de son expérience est analogue à celui de Freedman.
Des enfants étaient incités de deux manières différentes par l’expérimentateur créant ainsi deux groupes à ne pas jouer avec un jouet très attirant pourtant placé à sa portée.

  1. On proférait à un groupe une menace lourde

  2. On proférait à un second groupe une menace légère

Ces « menaces » énoncées, l’expérimentateur s’absentait pendant cinq minutes de la pièce en s’assurant par une vitre sans teint que les enfants respectaient la consigne ; ce qui fut le cas pour les deux groupes.

Quelques semaines plus tard, sous l’œil d’un autre expérimentateur, les enfants avaient la possibilité de gagner des  prix intéressants en falsifiant leurs scores à un test (donc en trichant).

Lepper constate que, les enfants ayant subi au cours de la première phase une faible menace, résistaient davantage à la tentation (tricherie) que les enfants qui avaient préalablement reçus une lourde menace.

On peut voir que l’importance de la menace n’affecte pas la soumission des enfants. Tout ce passe comme si les premiers (condition de faible menace) avaient mieux appris que les seconds (condition de menace lourde) à résister aux tentations.

Lepper, Mark R.; Greene, David; Nisbett, Richard E. Undermining children's intrinsic interest with extrinsic reward: A test of the "overjustification" hypothesis. Journal of Personality and Social Psychology, Vol 28(1), Oct 1973, 129-137

Qui est en ligne ?

Nous avons 70 invités et aucun membre en ligne

Soutenir le site

soutien