Influence, engagement et dissonance

Effet des jurons sur la douleur

Publié dans Influence, engagement et dissonance

On doit cette expérience, datant de 2009, à Stephens et al.

Les sujets sont 67 étudiants (38 hommes et 29 femmes âgés de 21 ans en moyenne).

Ils devaient plonger leurs mains le plus longtemps possible dans de l'eau glacée.

Les sujets étaient aléatoirement séparés en deux groupes:
  1. Pendant l'expérience les sujets devaient répéter un juron

  2. Pendant l'expérience les sujets devaient répéter un mot neutre

Avant cela, les chercheurs avaient demandé aux sujets de citer 5 mots qu'ils avaient l'habitude de prononcer quand ils se frappaient malencontreusement le doigt avec un marteau. Le premier juron cité était retenu.
Les chercheurs avaient également demandé aux sujets de citer 5 mot qu'ils utiliseraient pour décrire une table afin de définir le mot neutre.

Les chercheurs vont prendre trois types de mesure:

  1. Le seuil de tolérance à la douleur (durée en secondes où la main restait immergée dans l'eau glacée)
  2. L'intensité de la douleur ressentie (au moyen d'une échelle)
  3. Le rythme cardiaque

Les résultats sont les suivants:

seuildetolerance stephens intensitedouleur stephens

Le fait de proférer des jurons permet aux sujets de maintenir leur main plus longtemps dans l'eau glacée. De plus, la perception de la douleur est diminuée.

Il ne faut donc pas hésiter à s'emporter verbalement pour mieux supporter la douleur.

Stephens R., Atkins J., et Kingston A. (2009). "Swearing as response to pain", NeuroReport, 20, 1056-1060

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