Influence, engagement et dissonance

Du bonheur d'une coloscopie

Publié dans Influence, engagement et dissonance

On doit cette expérience, datant de 2003, à Redelmeier et Al.


Les sujets de l'expérience sont 650 patients qui viennent de passer une coloscopie.

Les expérimentateurs ont créé aléatoirement deux groupes distincts:
  1. Le premier groupe passait une coloscopie classique de 60 min

  2. Le second groupe passait une coloscopie classique de 60 min également et majorée d'une période de 10 min supplémentaires où on laissait la sonde dans le rectum.

Les expérimentateurs demandaient ensuite à l'ensemble des sujets d'évaluer sur une échelle de 1 à 10 à quel point l'intervention avait été désagréable.

Les résultats sont les suivants:

Les sujets attribuaient une note de 4,9 en moyenne dans le groupe "classique" et de 4,4 dans le groupe "majoré".

Cette différence de notation est significative. Cela veut dire que les sujets "majorés" gardaient un meilleur souvenir de leur coloscopie que les sujets de l'autre groupe.
Aussi, l'année suivante, les sujets du groupe "majoré" été-ils 40% plus nombreux à repasser une coloscopie lors des rendez-vous de contrôle annuels.

En fait, le fait de laisser la sonde est une expérience bien moins douloureuse que la coloscopie en elle-même.  

Il semble donc que ce qui compte le plus dans une expérience vécue c'est la façon dont cela s'est terminé. Cela va déterminer le souvenir que nous en gardons.

Redelmeier D.A., Katz J. et Kahneman D. (2003). "Memories of colonoscopy: A randomized trial", dans Pain, 104, 187-194

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