Les normes

L'internalité au dessus des compétences

Publié dans Normes

On doit cette expérience, datant de 1997, à Pansu.

L’auteur s’est intéressé à l’importance que les supérieurs hiérarchiques accordent aux  performances et aux compétences de leurs subordonnés.

Les 36 Sujets interrogés sont donc des cadres des ressources humaines d’une multinationale du secteur pétrolier.
Ils devaient évaluer la qualité professionnelle globale de quatre individus (il s’agissait en fait de dossiers de sujets fictifs élaborés par l’auteur) en leur attribuant une note de 0 à 10. Les individus étaient présentés comme responsables d’une équipe de technico-commerciale. Deux informations majeures figuraient dans ces dossiers :

  1. Le niveau de performance (soit bon, soit moyen)
  2. Le niveau de responsabilité présenté sous la forme d’un questionnaire psychologique mesurant l’internalité et l’externalité (réponses plutôt internes : « je suis responsable de mon chiffre d’affaire » ou plutôt externes : « c’est le marché qui détermine mon chiffre d’affaire »).

Les sujets devaient se prononcer sur l’intérêt de recruter tel ou tel candidat.

 
 Candidat Interne
Candidat Externe
Performance élevée 
7,32 5,65
Performance moyenne
5,65 3,32

Les résultats montrent que les cadres des ressources humaines ont attribués plus de valeur aux candidats dits responsables.

On voit que la personne très performante mais externe est jugée de la même manière que la moyennement performante interne.
Ainsi, dans un contexte organisationnel, la valeur d’une personne ne repose pas uniquement sur ses performances objectives mais aussi sur des facteurs plus idéologiques.

Pansu, P., 1997. Norme d’internalité et appréciation de la valeur professionnelle : l’effet des explications internes dans l’appréciation du personnel. Le travail humain 60, 205–222.

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