Les normes

Mon prénom, ma névrose

Publié dans Normes

On doit cette expérience, datant de 1948, à Houston et Sumner.

Une centaine de lycéennes ont participé à l'étude.

Des juges indépendants devaient se prononcer sur le caractère commun ou non des prénoms des futures participantes. Ainsi, ils devaient dire si les prénoms de chaque lycéenne étaient "très communs", "communs" ou "inhabituels".
Seules les lycéennes ayant des prénoms caractérisés très communs et inhabituels ont été retenues pour l'expérience.

Ces dernières ont passé des tests de personnalité.

Les chercheurs ont également pris en compte le Statut socio-économique des parents.
 
Les résultats aux tests de personnalité sont les suivants:

expe prenoms
Dans cette expérience, plus le score est important, meilleur est l'état psychologique du sujet.

On constate donc que l'état psychologique des personnes ayant un prénom peu commun est moins bon que celui des personnes ayant un prénom conventionnel. Il semble donc que les personnes ayant un prénom inhabituel aient une tendance névrotique accrue.
Dans le même temps, les auteurs constatent que les lycéennes ayant l'état psychologique le moins bon sont également celles issues de classes socio-économiques élevées.

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées:

Les autres peuvent avoir des renforcements négatifs qui induisent les troubles névrotiques. Le fait de posséder un prénom inhabituel pourrait conduire à se percevoir différente et à se comporter en accord avec cette perception. Les parents ayant choisis ces prénoms peuvent être eux-mêmes davantage porteur de troubles névrotiques, et cela se transmettrait via l'éducation.

Measurement of neurotic tendency in women with uncommon given names, TJ Houston, FC Sumner - The Journal of general psychology, 39, 289-292, 1948

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