Les normes

Motivation sociale et rendement en entreprise

Publié dans Normes

On doit cette expérience des années 30 à Mayo.

« L’individu réagit aux conditions environnementales non pas tel quelles sont mais tel qu’il les perçoit, vit, interprète »

Elton Mayo est l’auteur d’une célèbre expérience sur les groupes de travail.
On est en plein dans la vision Tayloriste et le travail à la chaîne. Les motivations des individus sont conçues sur le plan économique.

Mayo va s’intéresser aux conditions de travail : tâches simples et répétitives, chronométrage des tâches …

Pour l’auteur, les motivations ne se situent pas uniquement sur le plan économique mais aussi sur le plan social.

Il monte son expérience dans une entreprise où les congés maladies et absentéisme sont fréquents et considère ceux-ci comme des symptômes.

Avec un groupe de travailleuses ouvrières, il va créer des temps de pauses, diminuer la journée de travail, travailler sur l’éclairage ou encore la température. Et la discipline n’est pas de rigueur dans ses ateliers.
L’auteur constate alors une augmentation de la qualité du travail mais aussi du rendement.

Sa vraie découverte vient plus tard et est accidentelle.

Pour vérifier ses résultats, il procède à ce qu’on appelle une contre expérience. Il replace les conditions de travail de départ. Il remet donc les 9 h de travail sans pauses …

Or ses résultats montrent que le rendement continu d’augmenter. Il abandonne donc ses hypothèses initiales pour en arriver au climat social de l’atelier qui déterminerait le rendement.

Il constate, en effet, que les ouvrières ont construit des affinités interpersonnelles et que leur groupe est beaucoup plus cohésif.

W.J. Dickson and F.J. Roethlisberger, 1939. Management and the Worker. (Cambridge, MA: Harvard University Press. ISBN 978-0415279871). Retrieved July 31, 2007

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