Relations intergroupes

Le dilemme du prisonnier

Publié dans Relations intergroupes

Les expérimentateurs proposent à leurs sujets un jeu appelé le dilemme du prisonnier (qui se joue à deux).

 

 

Admettons que deux individus soient arrêtés parce qu’on les accuse de faits graves mais sans preuves suffisantes.
On essaie alors de les faire parler en promettant que l’on tiendra compte de leur collaboration.

S’ils parlent tous les deux, ils s’en sortiront avec des circonstances atténuantes. Si l’un se confesse tandis que l’autre s’obstine à se taire, le premier s’en sortira à bon compte alors que l’autre écopera du maximum. Enfin, si les deux se taisent, on ne pourra les condamner que pour des broutilles.

La situation expérimentale est expliquée aux joueurs : ils ont à disposition deux choix possibles : A ou B.
S’ils choisissent tous les deux A, ils gagneront 9 points chacun. Si l’un choisit A et l’autre B, le premier perdra 10 points et le second en gagnera 10. S’ils choisissent tous les deux B, ils perdront chacun 9 points.
Le principe est représenté sur le schéma ci-dessous :

prisonnierLa solution la plus coopérative serait bien sûr que les deux joueurs choisissent la réponse A à tous les coups puisqu’ils seraient sûrs de gagner chaque fois.
On remarque cependant que ce choix coopératif ne se présente que dans environ 25 % des cas. Les sujets gagneraient en effet la même chose et, comme ils voient que leurs gains peuvent varier, ils entrent dans une situation de compétition.
Par ailleurs les joueurs compétitifs ont toujours l’impression d’avoir raison, mêmes s’ils rencontrent des joueurs coopératifs au départ.

En effet, au bout d’un moment, ces derniers abandonneront leur choix coopératif pour ne pas perdre continuellement et les joueurs compétitifs auront tendance à dire :
« Vous voyez, heureusement que j’avais pris les devants sinon ce… me ruinait. »

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