Influence, engagement et dissonance

Théorie de la dissonance - Introduction

Publié dans Influence, engagement et dissonance

Cette théorie met l’accent sur la nécessité pour l’individu de disposer de connaissances consistantes entre elles.

Pour les théoriciens, une cognition (élément de connaissance, croyance ou opinion) en implique psychologiquement une autre.
Il existe trois types de relation possibles entre deux cognitions :

  • Relation de neutralité (exemple : J’aime les fruits et il fait beau)
  • Relations de consonance (exemple : J’aime les fruits et j’en achète toutes les semaines au marché)
  • Relation de dissonance (exemple : Je déteste les fraises et je suis entrain de manger une salade de fraise)

Festinger considère l’état de dissonance comme un état motivationnel. Il compare effectivement l’état de dissonance à l’état de faim, de soif ou de sommeil.
D’autres auteurs tels que Gérard en 1967 montre en effet les similitudes entre l’état de dissonance et les états motivationnels classiques.
En fait, l’état de dissonance induit des modifications physiologiques comparables à celles observées lorsque l’individu est animé par des motivations comme la faim ou la soif.

Les théoriciens nous disent également que plus la dissonance ressentie est importante, plus la réduction de la dissonance sera importante.
Ainsi, il existe ce que l’on appelle le taux de dissonance.

Pour réduire la dissonance ressentie, l’individu met en place des processus dont il dispose comme par exemple : changer d’attitude à l’égard de l’objet pour lequel il se trouve en état de dissonance.

Il existe différentes manières de réduire la dissonance :

Prenons un exemple : Vous êtes décidé à changer de voiture. Mais vous hésitez entre deux modèles spécifiques de marques différentes.
Vous allez pesez le pour, le contre, et allez finalement en choisir une.
Imaginons maintenant que vous n’êtes plus satisfait de votre choix :
Vous êtes alors en état de dissonance par rapport à votre choix.

Pour réduire cet état de dissonance, vous pouvez ajouter des éléments consonants : « en plus d’être belle, la voiture que j’ai acheté est économique, facile à garer… ». Vous pouvez encore réduire les éléments dissonants : « l’autre voiture, celle que je n’ai pas acheté, était réputée pour être beaucoup plus solide mais je ne souhaite pas forcément avoir une voiture qui va durer si longtemps, j’aime bien changer… »

Ainsi, il existe une formule pour calculer le taux de dissonance. Ce taux est toujours posé par rapport à la cognition génératrice de la dissonance, celle qui l’induit.
Elle se présente comme suit :

Taux de Dissonance par rapport à la cognition génératrice

(Taux De Dissonance Sur L'achat De Ma Voiture) 

   

Somme des cognitions Dissonantes

(Somme des inconvénients de l'achat de ma voiture + somme des avantages de l'autre voiture)

=

 
   

Somme des cognitions dissonantes + somme des cognitions consonantes

(Somme des inconvénients de l'achat de ma voiture + somme des avantages de l'autre voiture + somme des avantages de l'achat de ma voiture + somme des inconvénients de l'achat de l'autre voiture)

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